EFT et phobies : libérer l’émotion pour retrouver sa liberté
Une phobie peut parfois sembler plus forte que nous.
Nous savons rationnellement qu’une araignée ne représente pas forcément un danger, qu’un avion est un moyen de transport sûr ou qu’un ascenseur est un espace comme un autre… et pourtant, au moment où nous sommes confrontés à la situation, notre corps réagit.
Le cœur s’accélère, la respiration se modifie, le corps se tend, l’envie de fuir apparaît, parfois jusqu’à la panique ou à la tétanisation.
Pourquoi notre réaction est-elle parfois aussi forte alors que nous savons, consciemment, qu’il n’y a pas de danger ?
Parce qu’une phobie n’est pas uniquement une question de raisonnement. Elle est aussi profondément liée à l’émotion.
Et c’est précisément sur cette dimension émotionnelle que l’EFT (Emotional Freedom Techniques) peut être un outil intéressant.
L’EFT, qu’est-ce que c’est ?
L’EFT est une technique de libération émotionnelle qui associe la verbalisation d’une émotion ou d’une situation à de légers tapotements effectués sur différents points du visage, du haut du corps et de la main.
Pendant la séance, le travail commence par un temps d’échange approfondi.
C’est ce que l’on appelle l’anamnèse : comprendre la personne, son histoire, la situation qui pose problème, ce qu’elle ressent, ce qu’elle pense, ce qu’elle évite, mais aussi identifier les mots et les expressions qui sont particulièrement chargés émotionnellement pour elle.
Ces mots sont importants.
Parce qu’une phobie n’est pas seulement :
« J’ai peur des araignées. »
Elle peut être associée à tout un ensemble de sensations et de pensées :
« Elle va me toucher. »
« Je ne peux pas m’échapper. »
« Elle est imprévisible. »
« Je vais paniquer. »
« Je suis en danger. »
« Je ne contrôle plus rien. »
Chaque personne possède son propre langage émotionnel.
Et c’est justement celui-ci que nous allons utiliser pendant la séance.
Des mots, des émotions… et des tapotements
Une fois les éléments importants identifiés, je guide la personne dans une séquence d’EFT.
Elle répète certains mots ou certaines phrases apres moi, en lien avec ce qu’elle ressent, tout en effectuant de légers tapotements sur différents points du visage, du corps et de la main, tout comme je je fais en même temps.
L’objectif est de rester en contact avec l’émotion, sans chercher à la fuir ni à la supprimer par la force, tout en permettant progressivement à son intensité d’évoluer.
Au fil de la séance, quelque chose peut changer.
Une émotion qui semblait immense peut perdre de son intensité.
Une image peut devenir moins impressionnante.
Une sensation corporelle peut s’apaiser.
Une pensée peut ne plus provoquer la même réaction automatique.
Et parfois, la personne constate avec étonnement qu’elle peut repenser à la situation qui lui faisait peur… sans ressentir la même charge émotionnelle.
C’est souvent là que le travail devient particulièrement intéressant.
Pourquoi travailler sur l’émotion plutôt que simplement sur la peur ?
Lorsque nous avons une phobie, nous pouvons parfaitement savoir que notre réaction est disproportionnée.
Mais savoir ne suffit pas toujours.
Le cerveau émotionnel ne fonctionne pas uniquement avec la logique.
Une situation peut avoir été associée à une émotion très forte et cette association peut continuer à se déclencher longtemps après.
L’EFT permet de travailler directement sur cette dimension émotionnelle.
L’objectif n’est pas de se convaincre mentalement que :
« Je ne dois plus avoir peur. »
Il s’agit plutôt de permettre à l’émotion associée à cette situation de perdre progressivement son intensité.
Et si le problème n’était pas uniquement la phobie ?
L’un des intérêts de l’EFT est que son utilisation ne se limite évidemment pas aux phobies.
Dans mon accompagnement, je peux également l’utiliser lorsqu’une personne ressent un blocage émotionnel en lien avec une situation passée ou actuelle, une émotion persistante, une peur, un événement difficile ou une situation qui continue d’avoir des répercussions dans sa vie.
Nous pouvons travailler sur l’avant et l’après :
- ce qui s’est passé
- ce que la personne a ressenti
- ce qu’elle a pensé à ce moment-là
- ce qui s’est installé émotionnellement
- et ce qui continue aujourd’hui à être déclenché dans certaines situations
Le but est de vous permettre de ne plus être prisonnier de cette charge émotionnelle.
Une autre voie vers la libération émotionnelle
L’EFT et l’hypnose sont deux outils différents, mais ils peuvent poursuivre une intention commune : aider la personne à travailler sur des réactions émotionnelles qui ne sont plus adaptées à sa vie actuelle et à retrouver l’accès à ses propres ressources.
Avec l’hypnose, nous utilisons un état de conscience modifié pour travailler autrement avec les mécanismes émotionnels.
Avec l’EFT, nous passons par une approche différente, qui associe la verbalisation à des tapotements sur différents points énergétiques du corps.
Deux chemins différents.
Une même intention : ne plus subir.
Et pour une phobie ?
Prenons l’exemple d’une phobie des araignées.
Le but n’est évidemment pas de vous faire aimer les araignées !
Il s’agit plutôt de faire en sorte que leur présence ne déclenche plus automatiquement une réaction de panique, de fuite ou de sidération.
L’objectif peut être de pouvoir voir une araignée et de rester suffisamment calme pour choisir ce que l’on souhaite faire.
La phobie ne décide plus à votre place.
Vous retrouvez progressivement votre capacité à réfléchir, à choisir et à agir.
C’est cette notion de liberté qui est essentielle.
Une émotion peut évoluer
Lorsque nous vivons certaines situations, nous pouvons parfois avoir l’impression que l’émotion qui leur est associée fera toujours partie de nous.
Pourtant, une émotion n’est pas figée.
Une réaction qui a été apprise peut évoluer.
Une association émotionnelle peut perdre de son intensité.
Et une situation qui semblait auparavant impossible à vivre peut devenir beaucoup plus accessible.
L’EFT est un outil que j’utilise dans cette démarche de libération émotionnelle, en m’adaptant à chaque personne, à son histoire et à ce qu’elle ressent.
Vous n’avez pas besoin d’apprendre à vivre avec une peur qui vous limite.
Il est possible de travailler sur ce qui se joue derrière cette peur pour retrouver davantage de calme, de liberté et de contrôle dans votre quotidien.

